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OmegaMaths · Information aux familles
À la rentrée 2027, le PASS et la LAS sont remplacés par une première année unique : la « licence portail santé » (LPS). Le décret qui la crée a été publié au Journal officiel le 24 octobre 2026 ; l'arrêté qui doit en préciser les modalités n'est pas encore paru. Voici ce qui est fixé, ce qui est annoncé et ce qui reste à préciser, au 26 octobre 2026.
Décret publié au JO du 24 octobre 2026 · arrêté d'application non paru (vérifié sur Légifrance le 26 octobre 2026)décret inscrit dans le décret n° 2026-988, publié au Journal officiel · arrêté attendu annoncé par les ministères, renvoyé à l'arrêté d'application non paru · recommandation proposition du rapport d'inspection, non décidée à ce jour
Les élèves de terminale cette année (bac 2027) forment la première promotion : candidature sur Parcoursup 2027, rentrée en septembre 2027. Les élèves de première et de seconde relèveront entièrement de ce nouveau système.
Les étudiants qui ont commencé un PASS ou une LAS avant la rentrée 2027 restent sous les règles actuelles jusqu'à la fin de l'année 2028-2029. Des places leur sont réservées en deuxième année pour leur offrir les mêmes chances qu'en 2026-2027.
Une seule première année pour médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique, en trois blocs. L'accès se fait sur les notes de l'année, sans oral : chaque étudiant est d'abord situé dans sa propre mention de licence, puis départagé sur le bloc santé. Le redoublement redevient possible, une fois et sous conditions.
Le décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026 est paru au Journal officiel le 24 octobre : l'architecture de la réforme est désormais fixée. L'arrêté d'application, auquel le décret renvoie de nombreux points (matières du bloc santé, mentions, tranches de classement, seuils), n'est pas paru au 26 octobre 2026.
MMOP : médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie, pharmacie — les quatre filières visées par le décret. La kinésithérapie est traitée plus bas.
Décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026, publié au Journal officiel du 24 octobre 2026. Il s'applique à partir de la rentrée universitaire 2027-2028. Les règles ci-dessous figurent aux articles R. 631-1 à R. 631-1-3 du code de l'éducation, dans leur rédaction issue de ce décret ; les dispositions transitoires, à son article 9.
Le décret renvoie ces points à un arrêté des ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé, non paru au 26 octobre 2026. Entre parenthèses : ce qu'avaient arbitré les ministères selon le rapport d'inspection (partie 4.1). Ces valeurs peuvent encore évoluer.
Article R. 631-1-2 du code de l'éducation, dans sa rédaction issue du décret n° 2026-988.
La question que toutes les familles se posent : un élève qui a 16 de moyenne en licence de droit passe-t-il devant un élève qui a 15 en licence de maths ? Non, pas automatiquement. Les moyennes de mentions différentes ne sont pas comparées entre elles : chacun est d'abord situé par rapport à sa propre promotion.
Avoir obtenu les 60 ECTS de l'année et validé le bloc santé et le bloc disciplinaire, sans compensation entre eux (décret). Les conditions précises relèvent de l'arrêté : le projet, tel que le rapporte l'inspection, exigeait une validation en première session, avec au moins 10/20 à chacun des deux blocs.
Dans chaque mention, les étudiants sont d'abord classés sur l'ensemble de leurs notes de première session : les trois blocs, bloc santé compris, et pas seulement ceux de la licence choisie. Ce classement est découpé en tranches de niveau, chaque tranche réunissant la même proportion d'étudiants de chaque mention (décret). La taille des tranches n'est pas fixée par le décret : elle le sera par l'arrêté. Le projet prévoyait des dixièmes ; la première tranche réunirait alors les 10 % de tête de chaque mention.
Dans chaque tranche, toutes mentions confondues, les étudiants sont classés sur leurs seules notes du bloc santé, le seul enseignement commun à tous. Chacun choisit ensuite sa filière (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique) dans l'ordre du classement, dans la limite des places (décret).
La règle commune — tranches de niveau dans chaque mention, puis départage par le bloc santé — est désormais inscrite dans le décret. Restent à fixer la taille des tranches et les coefficients qui départageront les ex aequo (arrêté), ainsi que le poids donné à chaque bloc dans le classement de la mention, que le décret ne précise pas (il relèvera des modalités de contrôle des connaissances de chaque université, que le rapport situe entre mai et juillet 2027).
Le décret fonde le classement sur les seules notes de l'année : il ne prévoit pas d'épreuve orale pour cette voie d'accès. Le rapport d'inspection indiquait que les ministères avaient décidé de supprimer les épreuves de second groupe (oraux).
Les compétences psychosociales, que l'oral servait en partie à évaluer, figurent parmi les compétences du bloc transversal, selon des modalités propres à chaque université.
L'entrée en licence portail santé se fait sur Parcoursup : comme pour toute licence, la candidature s'appuie sur le dossier du lycée. La première année demande ensuite de valider deux blocs sans compensation, d'être régulier dans toute sa mention et d'être solide dans le bloc santé. Arriver avec un niveau scientifique solide et des méthodes de travail installées reste donc un appui réel, pour la candidature comme pour la première année.
La liste des matières du bloc santé sera fixée par l'arrêté. Le projet rapporté par l'inspection y fait figurer notamment la physique et la biophysique, la chimie et la physicochimie, et les biostatistiques ; les mathématiques n'y figurent pas comme matière à part entière. Tant que l'arrêté n'est pas paru, il serait imprudent d'en dire davantage. Ces bases scientifiques se construisent sur plusieurs années : la seconde et la première comptent autant que la terminale.
Un dispositif annoncé par les ministères, que le décret publié ne reprend pas.
Selon le rapport d'inspection (partie 4.1), les ministères avaient retenu, jusqu'à la rentrée 2029-2030, la possibilité pour les universités dotées d'une faculté de pharmacie de réserver jusqu'à 20 % de leurs places de pharmacie aux étudiants de LPS qui ne visent que cette filière. L'étudiant devait se déclarer avant la fin du mois de septembre de sa première année, accéder à la deuxième année de pharmacie s'il validait sa LPS, et renoncer à toute autre filière en fin de L1.
Le décret du 23 octobre 2026 ne mentionne pas ce dispositif : il prévoit que l'admission en deuxième année, et le choix entre les quatre filières, se font selon le rang de classement. Il n'est donc pas possible, à ce jour, de dire si l'accès « direct » en pharmacie sera maintenu. Je mettrai cette page à jour dès que ce point sera tranché.
À l'état actuel des textes — à affiner quand l'arrêté, puis les maquettes et les modalités de contrôle de chaque université seront publiés.
Puisque la tranche se décide d'abord au sein de sa mention, la bonne licence est celle où l'élève peut être en tête de sa promotion : celle qui correspond à ses vraies forces, pas celle qui a la réputation de « bien noter ».
La mention disciplinaire est aussi la licence que l'élève poursuivra en L2 puis L3 si la santé ne se fait pas. Elle doit être un projet d'études en soi, qu'on aurait pu choisir même sans viser la santé.
Le bloc santé doit être validé sans compensation et départage les candidats d'une même tranche. Mais il ne rattrape pas un mauvais rang dans sa mention : il faut être régulier partout, et particulièrement solide dans le bloc santé.
Le classement dans la mention repose sur les notes de première session (décret). Selon le projet d'arrêté rapporté, une validation en seconde session ne permettrait pas de candidater en fin de L1 ; et en fin de L2, le décret classe ceux qui ont validé leur première année en première session avant les autres. La régularité dès le premier semestre compte donc plus que jamais.
Le redoublement n'est possible qu'une fois, dans la même mention, avec un minimum de crédits validés dans le bloc santé et le bloc disciplinaire (projet : 70 % de chacun). Surtout, l'année redoublée n'ouvre pas de candidature, sauf dérogation : la seconde chance se joue en fin de L2. À ce stade, le décret classe les étudiants qui n'ont pas redoublé avant ceux qui ont redoublé. Passer en L2 dès que possible est donc, en règle générale, la voie la plus sûre.
L'accès « direct » en pharmacie annoncé par les ministères ne figure pas dans le décret publié. Tant qu'il n'est pas confirmé, mieux vaut ne pas construire un projet sur ce dispositif, et vérifier sur la fiche Parcoursup de l'université visée ce qu'elle propose réellement.
Les mentions proposées et les capacités d'accueil de chaque université seront visibles avec la carte des formations Parcoursup, à partir du 17 décembre 2026 ; les vœux se formulent du 18 janvier au 11 mars 2027. La formule précise de classement viendra avec les modalités de contrôle de chaque université, au printemps-été 2027.
La Conférence des doyens de médecine avait demandé, en mars 2026, de reporter la réforme d'un an. Le décret publié le 24 octobre 2026 fixe son entrée en vigueur à la rentrée universitaire 2027-2028 : les familles doivent préparer une rentrée 2027.
Une « option santé », expérimentée depuis la loi du 27 décembre 2023 dans des lycées de territoires sous-dotés en médecins (onze académies volontaires, dont celle de Nantes), fait découvrir aux lycéens les métiers et les études de santé. Le rapport recommande (recommandation n° 3) de la faire connaître et de l'étendre à tous les lycées qui le souhaitent, avec des moyens dédiés.
J'enseigne les mathématiques et la physique-chimie au Mans depuis 2011, du collège au supérieur.
Au lycée, trois formats, selon les besoins de votre enfant :
Le travail porte sur la préparation des devoirs et du bac, la rigueur du raisonnement et la solidité des bases. Pour un élève qui vise les études de santé, ou une autre filière exigeante, la façon de travailler est adaptée à ce projet. L'application OmegaCampus (méthodes pas à pas, exercices corrigés, QCM) est incluse.
Pendant la licence portail santé, je peux accompagner votre enfant en cours individuels.